Longtemps associé au transport de marchandises, le fleuve joue aujourd’hui un rôle croissant dans le développement touristique et territorial. Sur l’axe Rhône-Saône, la croisière fluviale connaît une progression régulière et s’impose comme un levier économique majeur pour les villes riveraines.
Avec une flotte de 27 paquebots fluviaux, le bassin Rhône-Saône figure parmi les destinations incontournables de la croisière fluviale en France. En 2025, environ 104 000 passagers y ont été transportés, confirmant l’attractivité de cette offre touristique fondée sur la découverte des paysages, du patrimoine et de la gastronomie des territoires traversés.
Des retombées concrètes pour l’économie locale
Chaque escale représente une opportunité économique directe pour les communes accueillant les navires. Les passagers consomment dans les commerces de proximité, fréquentent les restaurants, visitent les sites culturels et utilisent les services touristiques locaux.
Cette activité profite donc à de nombreux acteurs : commerçants, guides, restaurateurs, transporteurs ou encore hébergeurs. Le tourisme fluvial contribue ainsi à dynamiser les centres-villes et à renforcer l’attractivité des territoires tout au long du Rhône.
Arles, un exemple stratégique
La ville d’Arles illustre parfaitement cette dynamique. Classée 4ème escale fluviale de France, elle a enregistré près de 900 escales en 2025. Sa position en fait un point d’entrée privilégié pour les visiteurs découvrant la Provence et la Camargue.
Pour accompagner cette croissance, de nouveaux aménagements ont été réalisés. Depuis 2023, un nouvel appontement, une plateforme sur pilotis le long de laquelle un navire vient s’amarrer, permet d’accueillir davantage de bateaux à passagers et d’améliorer les conditions d’accueil sur le site.
La transition énergétique au cœur du développement fluvial
Le développement du tourisme fluvial s’accompagne également d’enjeux environnementaux. Pour répondre à ces attentes, CNR a installé à Arles quatre bornes de recharge électrique haute puissance.
Ces équipements permettent aux navires stationnés à quai de couper leurs moteurs tout en continuant à être alimentés en énergie. Les bénéfices sont immédiats :
- Baisse des émissions polluantes,
- Réduction du bruit,
- Amélioration du cadre de vie pour les riverains.
Une coopération entre acteurs publics et locaux
Ces infrastructures représentent près de 4 millions d’euros d’investissement, financés avec le soutien de plusieurs partenaires publics et territoriaux. Cette coopération illustre l’importance du travail collectif pour développer des mobilités plus durables et renforcer l’attractivité des territoires.
Un modèle d’avenir
Le cas du Rhône montre que le tourisme fluvial ne se limite plus à la navigation. Il devient un outil de développement économique, touristique et écologique.
En conciliant croissance de la fréquentation, investissements territoriaux et transition énergétique, le fleuve confirme sa place dans les mobilités de demain et dans la valorisation durable des territoires.